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Colloque sur le Père Jacquinot au Sénat

  • Photo du rédacteur: Catherine DUMAS
    Catherine DUMAS
  • il y a 17 heures
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 heures


Vice-présidente du groupe d’amitié France–Chine du Sénat, présidé par mon collègue David Ros, j’ai participé à un colloque au Sénat, ce mardi 20 janvier, consacré au Père Robert Émile Jacquinot de Besange, grande figure de l’humanisme français, hélas encore trop méconnue de notre histoire.


Ce rendez-vous s’inscrivait dans le cadre du colloque intitulé « Un nouvel élan pour l’amitié entre les peuples français et chinois », organisé afin de rendre un vibrant hommage à un homme dont le courage, la diplomatie et l’engagement humanitaire ont permis de sauver des centaines de milliers de vies.


Cet événement exceptionnel a été rendu possible grâce à la mobilisation conjointe de David Ros, président du groupe d’amitié France–Chine du Sénat et initiateur du colloque, et de l’Association Les Amis de Wu Jianmin, présidée par Xu Bo, dont l’implication déterminante mérite d’être saluée.


Leur engagement commun a permis de raviver la mémoire d’un homme dont l’action continue de résonner aujourd’hui, tant dans le champ du droit humanitaire que dans les relations entre la France et la Chine.


En août 1937, alors qu’environ un million de civils fuyaient la bataille de Shanghai et l’invasion japonaise, le Père Jacquinot parvint à créer une zone de sécurité neutre d’environ un kilomètre carré, connue sous le nom de « Zone Jacquinot ».


Cette initiative permit de protéger près de 300 000 réfugiés, dont 80 000 enfants. Elle inspira plus tard la Quatrième Convention de Genève de 1949, relative à la protection des civils en temps de guerre, et servit de modèle, notamment à Nankin, pour la création de la célèbre zone de sécurité.



Ce colloque particulièrement riche a réuni chercheurs, responsables publics et personnalités engagées, dont les interventions ont permis de croiser les regards historique, diplomatique et humaniste. Étaient notamment présents :


  • Emmanuel Rousseau, ancien Consul général de France à Wuhan ;

  • Franck Ferrand, historien ;

  • Jean-Luc Pinol, historien ;

  • Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne ;

  • Olivier Cazenave, vice-président de la Fondation Prospective et Innovation.


J’ai clôturé ce moment de réflexion en soulignant que le Père Jacquinot n’est pas seulement un héritage historique : il est un pont vivant entre la France et la Chine, un symbole de ce que nos deux peuples peuvent produire de meilleur lorsqu’ils se rencontrent autour de valeurs communes : l’humanité, la responsabilité et le respect de l’autre.


À l’heure où le monde est de nouveau traversé par de graves tensions, où le droit humanitaire est trop souvent mis à l’épreuve, nous avons besoin de ces figures inspirantes.


Elles nous rappellent que le courage individuel, allié au dialogue et à la diplomatie, peut créer des espaces de paix même au cœur des pires tragédies.


En ravivant le souvenir du Père Jacquinot, nous n’avons pas seulement regardé le passé : nous avons esquissé un nouvel élan pour l’amitié entre les peuples français et chinois, fondé sur la confiance, l’humanité et la transmission.

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