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Lancement de la Fédération des Acteurs du Marché de l’Art : une étape structurante pour le rayonnement culturel français

  • Photo du rédacteur: Catherine DUMAS
    Catherine DUMAS
  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 44 minutes


Ce vendredi 16 janvier, à la CCI Paris, j’ai tenu à être présente au lancement de la Fédération des Acteurs du Marché de l’Art (FAM’Art), une initiative majeure pour un secteur au cœur du rayonnement culturel et économique de Paris et de la France.


Portée par Nicholas Moufflet (Puces de Paris-Saint-Ouen), et Jérôme Callais, président de l’Association culturelle des Bouquinistes de Paris, et soutenue par l’ensemble des acteurs majeurs du marché de l’art, la création de cette Fédération marque une étape structurante.


Dans un marché mondial de l’art estimé à près de 65 milliards de dollars, où la France occupe aujourd’hui le 4ᵉ rang mondial avec 7 % de parts de marché, il devenait essentiel de doter la filière d’une organisation unifiée, capable de relever les défis contemporains : concurrence internationale accrue, mutations des usages, montée en puissance du numérique et évolution des cadres réglementaires.


La présence de Gérald Barbier, président de la CCI Paris, aux côtés de nombreux professionnels, témoigne de l’attention portée par les institutions économiques à ces enjeux stratégiques.


La FAM’Art se distingue par une alliance inédite et inclusive, réunissant sous une même bannière les organisations professionnelles nationales du négoce d’art, d’antiquités et des métiers associés, ainsi que des lieux iconiques qui font l’identité et l’attractivité du marché de l’art français : les Bouquinistes de Paris, le Carré Rive Gauche, le Quartier Drouot, les Puces de Paris Saint-Ouen ou encore le Village Suisse. Cette articulation entre expertise institutionnelle et réalité de terrain garantit une représentativité fidèle à la diversité et à la vitalité de la filière.


Les objectifs portés par la Fédération sont clairs et ambitieux :


  • Consolider la souveraineté culturelle de Paris comme place majeure du marché de l’art en Europe et dans le monde ;

  • Assurer la transmission et la pérennité des entreprises historiques et des savoir-faire d’exception ;

  • Soutenir l’éducation et la formation des futurs professionnels, tout en partageant avec le public la passion de ces métiers ;

  • Accompagner la modernisation du secteur, notamment par la simplification des cadres réglementaires et fiscaux et la réussite de la transition numérique ;

  • Renforcer le rayonnement international du marché de l’art français, en créant des synergies avec les grands salons d’art, de design et de mode, à Paris comme en régions, afin de structurer un véritable tourisme culturel et commercial.


Si j’ai souhaité marquer mon soutien à cette initiative, c’est parce qu’elle s’inscrit dans la continuité d’un engagement que je poursuis depuis plus de vingt ans en faveur des métiers d’art, des savoir-faire d’excellence et du patrimoine culturel, en particulier parisien.


Dès 2009, le rapport que j’ai remis au Premier ministre François Fillon, « Les métiers d’art, d’excellence et du luxe et les savoir-faire traditionnels : l’avenir entre nos mains », soulignait la nécessité de reconnaître, protéger et transmettre ces filières d’excellence.


En 2011, mon rapport sénatorial sur « La Maison de l’Histoire de France : rendez-vous avec l’Histoire » rappelait le rôle structurant de la culture dans notre histoire nationale.


Plus récemment, en 2021, mon rapport consacré au « patrimoine culturel immatériel » mettait en lumière l’importance de ces pratiques vivantes pour la diversité culturelle, la cohésion sociale et le dialogue entre les peuples.


Entourée de Nicholas Moufflet (à droite), Président de la FAM'Art, et de Gérald Barbier (à gauche), Président de la CCI Paris, devant le magnifique vitrail d'Eugène Grasset et Félix Gaudin
Entourée de Nicholas Moufflet (à droite), Président de la FAM'Art, et de Gérald Barbier (à gauche), Président de la CCI Paris, devant le magnifique vitrail d'Eugène Grasset et Félix Gaudin

La création de la Fédération des Acteurs du Marché de l’Art s’inscrit dans cette continuité. Elle traduit une ambition partagée : préserver un patrimoine vivant, valoriser des lieux emblématiques, accompagner les évolutions contemporaines sans renoncer aux exigences d’excellence et d’authenticité qui fondent ces métiers.


J’ai rappelé à cette occasion que je soutiendrai pleinement cette initiative, tant au Sénat qu’au Conseil de Paris, afin que les enjeux du marché de l’art, des métiers d’excellence et du patrimoine vivant soient pleinement intégrés aux politiques publiques, aux débats législatifs et aux décisions locales.


À travers mon engagement, notamment en qualité de présidente d’honneur des Lumières de Paris, qui distinguent chaque année celles et ceux qui contribuent au rayonnement international de notre capitale, je mesure combien ces acteurs sont essentiels à l’attractivité culturelle et économique de Paris.


Je salue l’initiative des fondateurs et l’implication de l’ensemble des organisations mobilisées. Le lancement de la FAM’Art constitue un temps fondateur, placé sous le signe du dialogue, de la structuration et de la valorisation d’un patrimoine économique, culturel et vivant, au service du rayonnement du marché de l’art de Paris et de la France.

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