Au 2e RIMa avec la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées



Notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a été invitée par l’armée de Terre au Mans, à la rencontre du 2e Régiment d’infanterie de marine (2e RIMa).


J’ai participé à ce déplacement en présence de Christian Cambon, président de la commission.


Notre délégation, composée de mes collègues Olivier Cigolotti, Michelle Gréaume, Joël Guerriau, Gisèle Jourda et Philippe Paul, a ainsi pu découvrir ce régiment, et avoir une présentation autour du thème du combat d’infanterie de haute intensité (préparation opérationnelle, matériels).

Le 2e RIMa possède une longue et riche histoire qui remonte aux compagnies de la mer créées par Richelieu en 1622. Il est le seul à porter 16 noms de faits d’armes sur son drapeau, témoignage de sa valeur et de son engagement dans tous les conflits et toutes les opérations majeures dans lesquelles la France a été impliquée.


Depuis le début de sa professionnalisation, à la fin des années 1970, les marsouins du 2e RIMa ont été à la pointe des opérations extérieures aussi bien au Liban, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, ainsi qu’à de nombreuses reprises en Afrique et notamment au Mali et en Centrafrique. Depuis 2015, le régiment a été engagé au Mali, au Liban, en Estonie, à Mayotte, en Guyane, en Martinique ou aux Émirats arabes unis.


Le régiment, regroupant près de 1 300 combattants, est entraîné à conduire des actions dans divers milieux. Il possède également la capacité spécifique de participer à des opérations amphibies, domaine dans lequel il a une relation privilégiée avec les Royal Marines britanniques.

Nous avons assisté, à bord d'un char, à une démonstration d'entraînement. Nous avons enfin participé à un exercice de tir.

Nous avons pu constater qu’équipé des matériels les plus modernes de l’infanterie, le 2e RIMa est aujourd’hui totalement numérisé, apte au combat de haute intensité, tout en conservant son aptitude au combat léger et rustique.

L’excellence professionnelle, la discipline et la fraternité d’armes, le service de la France et la culture de liens forts avec la communauté nationale, sont autant de valeurs essentielles à l’exercice du métier de soldat qui font la fierté de notre armée.

Au lendemain de ce déplacement, au cours de notre réunion hebdomadaire au Sénat, où ont été examinés divers avis budgétaires de la loi de programmation militaire 2019-2025, je suis intervenue pour interroger mes collègues rapporteurs au sujet des stocks de munitions.


Nous avons compris, en discutant avec les officiers et les soldats du 2e RIMa, que les munitions complexes constituaient un vrai point d'attention. Leur prix, notamment, tend à augmenter. L'an dernier dans cette commission, avait été évoquée la nécessité de constituer des stocks stratégiques de munitions et aussi de disposer de sources d'approvisionnement sûres. Qu'en est-il aujourd'hui ?


Les rapporteurs ont indiqué qu'il s'agissait d'un vrai sujet et qu'un amendement avait été présenté à ce sujet lors de l'examen de la Loi de Programmation Miliaire. Ils ont précisé qu'étaient concernées non seulement les munitions pour l'entraînement et aussi pour le combat. La gamme s'étend des balles aux missiles. Nous disposons à ce jour du strict nécessaire.


C'est en tout cas un vrai sujet de préoccupation de nos militaires.