Vers l’inscription de la pâtisserie française au patrimoine culturel immatériel
- Catherine DUMAS

- il y a 3 jours
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Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Le 27 janvier dernier, dans les Salons des Chartreux de la Questure du Sénat, s’est tenue la présentation officielle de la candidature des « savoir-faire, pratiques et culture de la pâtisserie française » à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
Cet événement, que j’ai souhaité organiser au Sénat, s’inscrit dans la démarche engagée depuis plus de deux ans par l’association Pâtisserie et Patrimoine, présidée par Pierre Hermé, en vue de la reconnaissance patrimoniale de la pâtisserie française. La fiche d’inventaire a été transmise début janvier 2026 au ministère de la Culture pour instruction.
Engagée pour défendre et promouvoir ce qui fait rayonner notre pays à travers le monde, j’ai souhaité offrir à cette candidature un cadre institutionnel afin de lui donner toute sa visibilité auprès des parlementaires.
Cette initiative répond à une conviction forte : le patrimoine culturel ne se limite pas aux monuments et aux lieux, mais concerne aussi des pratiques vivantes fondées sur la transmission de gestes, de savoirs et d’usages sociaux.
La pâtisserie française s’inscrit pleinement dans cette définition du patrimoine culturel immatériel. Présente dans notre quotidien comme dans les grandes occasions, elle incarne une certaine idée de la France : exigeante sans être élitiste, fidèle à ses traditions tout en restant ouverte à la créativité et à l’innovation.
Cette présentation poursuivait plusieurs objectifs :
faire connaître la candidature auprès des parlementaires,
affirmer la dimension patrimoniale, culturelle et professionnelle de la pâtisserie française,
fédérer un comité de soutien autour de cette démarche en vue des prochaines étapes, notamment l'inscription à l'UNESCO.

La mobilisation observée lors de cette rencontre témoigne de l’intérêt porté à cette candidature. Plus de vingt sénateurs et cinq députés ont répondu présents, aux côtés de grandes figures de la gastronomie et de la pâtisserie françaises : Pierre Hermé, Philippe Conticini, Michel Roth, ainsi que Guillaume Gomez, ancien ambassadeur pour la gastronomie française.
Plus de trente chefs pâtissiers Meilleurs Ouvriers de France ont également été présents.
Au-delà de la qualité des personnalités réunies, cette rencontre a permis de rappeler l’importance d’une approche scientifique rigoureuse :
analyse des pratiques professionnelles,
étude des modes de transmission,
inscription de la pâtisserie dans l’histoire culturelle et dans les usages sociaux contemporains.
Après l’inscription du repas gastronomique des Français en 2010, puis celle de la baguette en 2022, la pâtisserie française trouve naturellement sa place parmi les grandes expressions de notre patrimoine culturel immatériel.
Elle constitue un levier majeur de rayonnement culturel, économique et touristique pour notre pays.
Soutenir cette candidature, c’est affirmer que notre patrimoine vit aussi dans les métiers, les gestes et les savoir-faire. C’est reconnaître la pâtisserie française comme un héritage vivant à préserver, à transmettre et à faire rayonner.
Je suis heureuse d’avoir pu contribuer à donner une visibilité institutionnelle à cette démarche, qui rend hommage aux artisans, aux chefs et à tous ceux qui font vivre chaque jour ce patrimoine d’exception, bien au-delà de la gourmandise.




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