Malaise étudiants : quand la politique du "quoi qu'il en coûte" a négligé le campus


Le Sénat a pris à bras le corps la question de la détresse des étudiants, frappés de plein fouet par les conséquences de la crise du COVID. Ces derniers mois, 20 % des jeunes ont eu recours à l'aide alimentaire ; la moitié des étudiants déclarent des difficultés à payer leurs repas et leur loyer, qui représente 70 % de leur budget. Sur 70 000 étudiants, 41 % déclaraient des troubles de santé mentale, comme de l'anxiété ou de dépression.


A Paris, et en Ile-de-France, première région étudiante, la situation est aggravée par le coût du logement et de la vie étudiante qui pèse très lourdement sur le pouvoir d'achat des 663 000 étudiants franciliens.


Nous avons écouté les déclarations compassionnelles du Gouvernement qui s’alarme du mal vivre des étudiants. Mais nous lui avons rappelé que la pandémie n’en est pas l’unique cause. Dans les universités, comme à l’hôpital, la crise sanitaire est révélatrice d’une désorganisation chronique qui a fragilisé l’ensemble du service public de l’enseignement supérieur.


Les mesures palliatives prises par le Gouvernement ne sont pas suffisantes. Les valses-hésitations et les changements réguliers de protocole sanitaire épuisent tout le monde. Les étudiants ont besoin de retrouver leurs amphithéâtres et leurs professeurs.


De nombreux collègues sénateurs ont également appelé le gouvernement à faire confiance aux collectivités locales pour prendre en compte, au plus près du terrain, les difficultés économiques et sociales des étudiants et agir en conséquence.


A Paris, Rachida Dati, présidente du groupe Changer Paris au Conseil de Paris, a d'ailleurs pris la mesure du grand désarroi de la jeunesse. Elle vient ainsi de lancer sa plateforme numérique "La France vous appartient" pour faire entendre leur voix.


Les jeunes, quelle que soit leur situation, sont invités à s'approprier cet espace de discussion pour témoigner de leur quotidien, pour faire part de leurs idées, et trouver des solutions pour répondre aux défis posés par la crise.


Ce mouvement a pour objectif de faire vivre la parole de la jeunesse durement touchée par le Covid-19, mais aussi de porter des propositions concrètes, formulées à l'occasion de ces débats. Tout au long des semaines à venir, des rencontres et des échanges digitaux seront organisés avec des jeunes de tout les territoires.


Lien de la plateforme : www.lafrancevousappartient.fr


Pour en savoir plus : Note du groupe Changer Paris - Chiffres clés - Origine et détresse sociale des étudiants en temps de Covid








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Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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