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  • Photo du rédacteurCatherine DUMAS

"Fait Maison" ou "Pas Fait Maison"

Dernière mise à jour : 16 mai


Le Club de la Table française a réuni cette semaine les parlementaires et professionnels du secteur autour de Christopher Weissberg, député des Français établis hors de France, de la circonscription Amérique du Nord.


Comme celui-ci a pu le rappeler dans sa présentation, il a été, à l’Assemblée, rapporteur sur un texte qui n’a finalement pas été inscrit à l’ordre du jour du Parlement et qui portait sur la question du « fait maison » en restauration.


Le « fait maison » a toujours fait l’objet d’une attention particulière du Club de la Table française.


Il y a une douzaine d’années, sous l’impulsion du GHR (à époque intitulé Synorcat), nous avions d’ailleurs travaillé sur la question de l’appellation du mot restaurant qui avait ensuite débouché sur le label « fait maison » et la création du titre de « maître restaurateur ».


En ce début d’année 2024, et pour renforcer le dispositif, un texte a été proposé à l’Assemblée nationale avec pour objectif principal d’aller plus loin.


Les solutions retenues était d’une part de rendre obligatoire la mention « pas fait maison » et d’autre part d’élargir le périmètre d’application du label à d’autres professions comme les boulangers ou les traiteurs.


Ce sujet pourrait apparaître anecdotique à certain, mais ne nous y trompons pas, il s’agit de véritables enjeux à la fois pour les professionnels de la restauration hors domicile, mais aussi pour les consommateurs qui sollicitent toujours plus de transparence.



Différents points de vue ont pu s’exprimer lors de nos échanges, avec notamment les interventions très argumentées de la nouvelle présidente des restaurateurs du GHR, Catherine Quérard, du président de l’association française des Maitres restaurateurs, Alain Fontaine, de Dominique Anract, président des Boulangers de France, de Bernard Cabiron, président des Traiteurs de France, de Joël Boilleaut, directeur des Maitres cuisiniers de France, de Dominique Restino, président de la CCI Paris-IdF, ou encore de Didier Chenet, Président de Médéric, l’école hôtelière de Paris et son homologue, Jean-Paul Rigal, pour Ferrandi Paris, qui nous accueillait.


Ces professionnels de la restauration ont été impactés de plein fouet par plusieurs crises successives Covid, énergie, inflation. Et ils doivent gérer, dans quelques semaines, l’accueil des nombreux visiteurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 !


Il faudra donc, au Parlement, trouver le bon équilibre sur cet enjeu !


Un consensus semble possible pour éviter l’écueil d’une cuisine trop élitiste et positiver le « Fait Maison » en redéfinissant les contours du décret de 2014, notamment en y intégrant de nouvelles techniques de cuisine apparues sur la dernière décennie.

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