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Entretien entre Gérard Larcher, Président du Sénat, et son homologue italien Ignazio La Russa

  • Photo du rédacteur: Catherine DUMAS
    Catherine DUMAS
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 10 heures


J’ai eu l’honneur d’assister, ce 6 mai, à l’entretien, au Sénat, entre Gérard Larcher, Président du Sénat, et Ignazio La Russa, Président du Sénat de la République italienne, à l'occasion de son déplacement à Paris.


En présence de Hervé Marseille, Président du groupe d'amitié France-Italie, Jean-François Rapin, Président de la Commission des Affaires européennes, Sylvie Robert et Loïc Hervé, vice-présidents du Sénat.


J’y ai représenté Cédric Perrin, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées.


Cette visite s’inscrit quelques mois après une première rencontre entre les deux Présidents à Rome, en février dernier, et témoigne de la volonté partagée de renforcer le dialogue entre nos deux chambres.


Elle a donné lieu à une avancée concrète avec l’accord sur un projet inédit de protocole de coopération entre les deux Sénats qui a été signé à l’issue de cet entretien. Ce texte prévoit notamment la création d’un Haut comité parlementaire conjoint, appelé à structurer durablement nos échanges.


À l’approche du premier sommet bilatéral consécutif au Traité du Quirinal, cette initiative illustre la vitalité du lien franco-italien et la profondeur de l’amitié qui unit nos deux pays.


Dans un contexte international profondément bouleversé, marqué notamment par la crise au Proche-Orient et ses répercussions économiques, énergétiques et sécuritaires, les échanges ont mis en évidence de nombreuses convergences.


Sécurité européenne, renforcement des capacités de défense, tensions énergétiques ou encore gestion des flux migratoires à l’approche de l’entrée en vigueur du Pacte asile et migration : sur ces sujets structurants, la France et l’Italie partagent une même exigence de coordination et d’efficacité.


C’est dans ce cadre que j’ai souhaité interroger le Président du Sénat italien sur un enjeu désormais central : le renforcement de la résilience de nos sociétés et l’engagement de la jeunesse face aux menaces contemporaines.


Alors que la France examine l’actualisation de sa loi de programmation militaire 2024-2030 et que le débat sur un service militaire volontaire est ouvert, une réflexion comparable est engagée en Italie, notamment sous l’impulsion du ministre de la Défense Guido Crosetto.


Je l’ai ainsi interrogé sur la manière dont l’Italie envisage ces formes d’engagement volontaire, les objectifs poursuivis (cohésion nationale, préparation aux crises, renforcement du lien armée-nation) ainsi que sur les perspectives de coopération franco-italienne et les leviers permettant de consolider ce que l’on qualifie désormais de réarmement moral et civique.


Au-delà des dispositifs, cet échange a mis en lumière une conviction partagée : face au retour des conflits de haute intensité et à la montée des menaces hybrides, la réponse ne peut être uniquement militaire ou technologique.


Elle suppose également un investissement dans la cohésion des sociétés, la transmission des valeurs démocratiques et la capacité des citoyens à s’engager.


Dans cet esprit, la relation entre la France et l’Italie constitue un atout précieux. Fondée sur une proximité historique, culturelle et politique, elle se traduit aujourd’hui par une volonté commune d’agir ensemble pour renforcer la souveraineté européenne et préparer nos sociétés aux défis à venir.

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