Retour des filatures de lin en France et en Europe !


Bonne nouvelle que ce mouvement de relocalisation des filatures de lin pour notre pays et pour la préservation du savoir-faire français du filage du lin et pour l'emploi !


Alors que la France peut se vanter d'être le premier producteur mondial de lin, avec 100 000 hectares cultivés chaque année, les filatures avaient depuis plusieurs années disparu du paysage industriel. A l'image des Hauts-de-France, pourtant berceau historique du travail du lin, plus aucune filature n'existait, et ce depuis des dizaines d'années. A la seule exception d'une filature, la société Velcorex/Emmanuel Lang en Alsace, à Hirsingue près de Mulhouse, qui a vu le jour en janvier dernier.


Il faut savoir qu'environ 80 % du lin récolté dans l'Hexagone est envoyé en Chine, et le reste en Europe de l'Est. Le lin est pourtant une fibre textile formidable puisqu'elle est plus écologique que le coton. Cette plante n'a besoin que de très peu d'eau et de produits phytosanitaires par rapport au coton.


La réapparition de filatures, à la fois en France et en Europe (Italie, Lituanie, Pologne, Portugal), est une excellente nouvelle pour le secteur de la mode. La filature permet de transformer les fibres en fils avant leur tissage, étape indispensable pour produire des vêtements ou des produits en lin.


Pour la production de lin, il existe deux types de filatures :

  • la filature "au mouillé" : la fibre est trempée dans l'eau chaude pour faciliter son étirement. Cette technique permet d'obtenir un fil fin pour l'habillement ou le linge de maison ;

  • la filature "au sec" : cette technique, sans eau, permet de réaliser un fil plus épais.

En France, c'est surtout dans le Nord de la France et en Normandie qu'étaient historiquement implantées les filatures de lin. Aujourd'hui plusieurs projets émergent pour faire revivre cette production.


Ainsi l'entreprise alsacienne Emmanuel Lang espère produire 150 tonnes de fils "au sec" à l'année, tandis qu'un projet en Normandie (projet "Natup"), prévoit de produire 250 tonnes de fils "au mouillé" chaque année.


Avec d'autres acteurs du secteur, Safilin, Lemaistre Demeestere côté français, et Linifico e Canapifico Nazionale côté italien, Lambrecht/libeco pour la Belgique, notamment, tous espèrent redynamiser cette filière, pour faire émerger une nouvelle production européenne du lin.


Selon la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC), la culture du lin représenterait en Europe une filière agro-industrielle d'environ 10 000 entreprises dans 14 pays.


Aidons ces entrepreneurs à relocaliser nos filatures dans l'Hexagone et soutenons plus que jamais le made in France !

Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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