Peut-on isoler plus encore les personnes atteintes de troubles cognitifs ?


Un arrêté publié dimanche 3 avril au Journal officiel fixe l’interdiction de conduire aux patients atteints de maladies neuro-évolutives, « dès l’apparition d’un déclin cognitif ». Parmi elles, la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées.


Je viens donc d'interroger le ministre de l'Intérieur car la publication précipitée de cet arrêté qui a élargi la liste des maladies et handicaps qui sont incompatibles avec l’obtention du permis de conduire ou son maintien, a pris de court les associations de malades qui n’ont visiblement pas été consultées préalablement à cette décision radicale.


Au contraire, les associations concernées (France Alzheimer, la Fondation Médéric Alzheimer,…) mènent actuellement, avec l’Association Prévention Routière, une étude sur la mobilité et notamment sur la problématique de la conduite automobile, dont les conclusions seront connues prochainement.


Comme j'ai pu le préciser au Ministre, cet interdit concerne, d’ores et déjà, des millions de personnes en France et nécessite un accompagnement des personnes concernées, notamment par une offre de mobilité alternative, pour éviter le repli sur soi et l’isolement.


Sans oublier qu’une telle mesure peut dissuader des personnes atteintes de premiers troubles d’aller se faire diagnostiquer !


J'ai donc interrogé le gouvernement sur la mise en place de cet arrêté et notamment sur l’absence de clarté concernant la décision d’exclure une personne de la capacité de conduire.


D'ailleurs, cette décision doit-elle être personnelle ? Familiale ? Ou médicale ?

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