Lutte contre les violences conjugales : il faut faire plus !


Comme de nombreux collègues parlementaires, j’ai tenu à m’associer à la tribune publiée dans Le Monde, sur proposition de Valérie Pécresse et Aurélien Pradié, au sujet des violences conjugales.


113 femmes ont été tuées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon en 2021.

Terrible, macabre, insupportable chiffre.


Le problème des violences conjugales n’a jamais été aussi présent dans le débat public, et pourtant cela n’est pas suffisant.


Il faut agir beaucoup plus fort pour secourir toutes les victimes au sein de la famille, les femmes, les hommes, les enfants, qui sont meurtris physiquement et psychologiquement dans ces contextes de violences conjugales.


De longue date, notre famille politique a été aux côtés des plus vulnérables comme de celles et ceux qui avaient besoin que les choses changent. Nous avons toujours su rassembler pour défendre des grandes causes et porter des avancées majeures.


Depuis 80 ans, nous avons œuvré pour la liberté et les droits des femmes et pour une certaine idée de la France.


Il y a deux ans, le 28 décembre 2019, nous portions et faisions adopter, à l’unanimité de l’Assemblée nationale et du Sénat, un texte majeur visant à agir concrètement contre les violences au sein de la famille. Cette loi, saluée par tous, au-delà des clivages partisans, a marqué un réel progrès, qu’il s’agisse de la délivrance de l’ordonnance de protection dans un délai de six jours contre plus de trente jusque-là, du retrait du port d’arme, de la question du logement réservé à la victime ou de la généralisation du bracelet antirapprochement.


Et parce que le drame de trop nombreuses lois de la République est qu’elles ne sont suivies d’aucun effet réel, dès le lendemain du vote de la loi, nous avons vérifié son application sur le terrain, comme le démontre un rapport d’information remis en octobre 2020. Assurer à nos concitoyens qu’une loi votée est une loi appliquée est au cœur de notre conception de la politique.


Nous souhaitons aujourd’hui la création d’une juridiction spécialisée, entièrement consacrée au traitement des violences au sein de la famille. Comme ce fut le cas en 1945, lorsque notre pays a établi le juge des enfants, nous souhaitons établir une juridiction présente sur tout le territoire, associant la compétence civile et pénale, capable de décider vite et d’installer une justice spécifique à ce fléau.


Pour lire la tribune dans son intégralité :