Devenir des classes préparatoires aux grandes écoles


J'ai appelé l'attention de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation sur le devenir des classes préparatoires aux grandes écoles.


Je déplore en effet plusieurs décisions menaçant des classes préparatoires ECG (économique et commerciale voie générale) de fermeture à Paris, Angers, Valence ou Toulon.


Il s'agit pour la plupart de la fermeture d'une filière, pour d'autres d'une spécialité, à l'instar des mathématiques approfondies.


Ces décisions sont regrettables. Elles sont préjudiciables tant pour les étudiants, du fait du changement de recrutement de ces prépas, que pour les professeurs, qui se retrouvent mutés dans d'autres établissements.


Les classes préparatoires aux grandes écoles de proximité jouent pourtant un rôle essentiel dans le maillage territorial, moyen irremplaçable pour œuvrer en faveur de la diversité sociale du recrutement dans cette voie sélective.


La réforme du baccalauréat a rendu moins lisibles ces parcours de formation. En outre, la crise sanitaire a empêché une information correcte des lycéens.


De nombreux professeurs de classes préparatoires regrettent les décisions des rectorats qu'ils estiment brutales, injustes, sans aucun avertissement ni concertation.


Je souhaiterais donc connaître la position de la ministre sur ce dossier qui mobilise préparationnaires, parents d'élèves, anciens élèves et professeurs, attachés au maintien de cette filière d'excellence, spécificité française qui permet, chaque année, à de nombreux étudiants de s'épanouir, de se découvrir et d'intégrer les meilleurs établissements nationaux et internationaux.