Vive inquiétude des stations de montagne françaises


Sur la proposition de ma collègue Virginie Duby-Muller, Député de Haute-Savoie, j'ai cosigné un courrier au Premier ministre et au ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, pour les alerter sur la situation actuelle dramatique de nos stations de montagne.


Suite aux annonces du président de la République hier soir, les stations de ski ont appris qu'elles ne pourront pas rouvrir pour les fêtes de fin d'année. Cette décision, alarmante pour notre économie de montagne, est également incompréhensible pour nos acteurs locaux qui avaient préparé un vrai protocole sanitaire. Ils subissent aujourd'hui les décisions contradictoires du gouvernement.


En effet, alors que les représentants des stations de sports d'hiver et du tourisme de montagne ont été reçus avant-hier par le Premier ministre, communiquant que les décisions seraient prises dans dix jours, le président de la République a annoncé hier soir que les stations ne rouvriront pas avant les fêtes de fin d'année.


Nous le savons, cette décision sera lourde de conséquences pour le secteur. Cette période représente habituellement en moyenne entre 20 et 25 % du chiffre d'affaires des stations. Sans compter les répercussions en matière d'emplois.


Au-delà de ce constat dramatique, les acteurs de la montagne ne comprennent pas ce soudain revirement alors que la ministre du Travail avait appelé il y a dix jours les stations de ski à embaucher des saisonniers, et qu'ils avaient préparé un solide protocole sanitaire de sécurité, pour le personnel et pour les vacanciers. Et surtout, leurs voisins suisses ou autrichiens seront ouverts !


Dans ces circonstances, il apparaît urgent que le Parlement soit saisi des décisions de déconfinement qui seront prises mi-décembre, et que les stations de ski puissent ouvrir avant le mois de janvier, si les conditions sanitaires sont réunies et que les taux d'admission en réanimation dans les départements concernés restent contenus.


Il faut à tout prix éviter la casse financière du secteur des stations de sports d'hiver et du tourisme de montagne, poumons économiques de ces régions, alors qu'ils ont déjà subi de lourdes pertes en clôturant la saison plus tôt que d'habitude en mars dernier.


Face à cette situation extrême d'urgence économique, une aide exceptionnelle pour les acteurs économiques des stations de montagne doit être engagée. Un fonds économique dédié est nécessaire, ainsi que des aides aux investissements pour les domaines skiables, afin qu'ils puissent survivre.







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Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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