Un plan de sauvetage pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration



Avec la Culture, la restauration et l’hôtellerie sont parmi les secteurs qui prennent le plus de plein fouet la crise économique liée au coronavirus.


J'ai donc accepté de cosigner la lettre parlementaire proposée par ma collègue Brigitte Micouleau, sénatrice de la Haute-Garonne, au Ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.



De fait, depuis l’arrêt total de leur activité le samedi 14 mars à minuit, c’est un désastre que vivent les restaurateurs, les bars et les hôteliers, sans aucune visibilité et avec un chiffre d’affaire à zéro.


Le Gouvernement a bien annoncé vendredi dernier un plan de relance spécifique qui prendrait la forme d’un « fonds d’investissement pour relancer l’activité » et s’ajouterait aux 8 milliards d’euros d’aides déjà accordés au secteur.


Mais, le détail des mesures et leur concrétisation ne seront dévoilées que lors de la présentation du plan de relance le 14 mai prochain à l’occasion d’un comité interministériel du tourisme.


Les établissements ne pourront pas rouvrir le 11 mai à la date annoncée du début du déconfinement et ce ne sera qu’à la fin du mois de mai que le calendrier de réouverture pourra enfin être connu.


Les professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration sont pleinement mobilisés. Ils réfléchissent, et vous le savez, aux protocoles sanitaires à mettre en place dans leurs établissements pour assurer la santé de leurs salariés comme de leur clientèle.


Ne laissons pas 30 %, voire 40 % de leurs entreprises faire faillite alors que leur tissu économique et leur savoir-faire représentent l’âme même de la France et forment un réseau de proximité non délocalisable.


Nous avons bien noté les différentes propositions du Gouvernement, mais leur portée reste insuffisante.

➢ Le dispositif de chômage partiel sera maintenu au-delà du confinement. La mesure n’est néanmoins pas nouvelle et les détails n’ont pas été communiqués. Certaines entreprises, les plus fragiles, n’ont pas la trésorerie pour avancer les salaires.

➢ Les conditions d’accès au fonds de solidarité après le 11 mai doivent permettre d’inclure suffisamment d’établissements, mais le montant retenu n’est pas clair.

➢ Le report de charges de 880 millions d'euros de cotisations dues a été accepté, mais c’est une annulation des charges qui permettrait un réel appel d’air financier pour les entreprises.

➢ Même constat pour les reports de charges patronales, d'impôts sur les sociétés et de paiement de la cotisation foncière des entreprises

➢ Pour ne pas laisser de côtés bon nombre d’indépendant et de petites entreprises, les conditions d’accès au second volet du fonds doivent être assouplies. La demande des entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration est urgente pour leur sauvegarde et nous sommes solidaires de leurs sollicitations qui concernent principalement :

  • L’exonération des charges et taxes pendant toute la durée de fermeture administrative générant une absence complète d’activité et de chiffre d’affaires.

  • La participation des assureurs pour couvrir leur perte d’exploitation et que l’état de catastrophe sanitaire soit appliqué à la pandémie de Covid-19.

Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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