Ukraine, budget de l'UE, migration : débat préalable à la réunion du Conseil européen de juin 2026
- Catherine DUMAS

- 15 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 juin
À l'occasion du débat préalable à la réunion du Conseil européen des 18 et 19 juin 2026, qui s'est tenu au Sénat le lundi 15 juin en présence de Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, j'ai souhaité appeler à la lucidité et à la détermination face aux grands défis auxquels notre continent est confronté.
En Ukraine, alors que Kiev a récemment enregistré plusieurs succès tactiques, la Russie intensifie ses frappes contre les populations civiles. Dans ce contexte décisif, le soutien européen ne doit pas faiblir.
J'ai salué le déblocage du prêt européen de 90 milliards d'euros, tout en plaidant pour une adaptation de notre aide militaire : renforcement des capacités de défense anti-aérienne, soutien accru à l'industrie de défense ukrainienne et approfondissement de sa coopération avec l'industrie européenne.
J'ai également interrogé le Gouvernement sur l'état des discussions diplomatiques en cours et sur la position que défendra la France concernant l'avenir européen de l'Ukraine. Si sa vocation européenne ne fait plus de doute, son adhésion doit reposer sur des critères objectifs, tenant compte à la fois des réformes nécessaires et de la capacité d'absorption de l'Union.
Autre sujet essentiel : le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union européenne. Alors que les discussions s'annoncent complexes, la France devra veiller à préserver ses priorités, au premier rang desquelles figurent le maintien d'un budget agricole ambitieux, le refus d'un compromis au détriment de nos intérêts et la remise en cause des mécanismes de correction accordés à certains États membres.
Enfin, j'ai insisté sur l'enjeu migratoire, grande préoccupation des citoyens européens. L'accord récemment trouvé sur le règlement relatif aux retours constitue une avancée majeure pour achever la mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l'asile.
Mais cet acquis ne sera crédible que si les États membres appliquent effectivement les engagements qu'ils ont pris. La France doit être pleinement au rendez-vous, en mettant en œuvre de manière rapide, ferme et exhaustive les dispositions du Pacte.
Face à un environnement international toujours plus instable, l'Europe doit faire preuve d'unité, de responsabilité et de constance. Les décisions qui seront prises lors du prochain Conseil européen engageront durablement l'avenir de notre Union et la place de la France en son sein.



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