Rapport rendu au Sénat sur le Patrimoine Culturel Immatériel Français classé auprès de l'UNESCO


Près de vingt ans après l’adoption de la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI), la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat m’a chargée, ainsi que ma collègue sénatrice de la Drôme, Marie-Pierre Monier, d’un rapport d’information sur le bilan et les enjeux du PCI en France.


Nous avons formulé une série de recommandations, incitant particulièrement les collectivités territoriales à s’engager davantage dans ce domaine.


La Convention définit le PCI comme « les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire » qu’une communauté humaine reconnaît comme faisant partie de son patrimoine parce qu’elles lui procurent un sentiment d’identité et de continuité. Le PCI comprend ainsi des savoirs et savoir-faire ; des traditions et expressions orales ; des musiques et des danses ; des jeux ; des pratiques festives, rituelles, sociales ou sportives. Il s’agit d’une définition large, mais elle présente l’avantage de pouvoir s’adapter aux spécificités locales pour mieux permettre de préserver la diversité culturelle à travers le monde.


Le PCI constitue donc une véritable richesse pour les territoires. Il est un marqueur d’identité de nature à nourrir le sentiment d’appartenance et de fierté de ses habitants. Il peut contribuer à sa notoriété, en lui conférant une image d’authenticité susceptible de générer des retombées économiques et de renforcer son attractivité touristique. Il peut aussi être un facteur de cohésion qui favorise le développement de liens sociaux. La mise en place de plans de sauvegarde permet ainsi de fédérer les acteurs d’un territoire.


Obtenir l’inscription sur l’une des listes de l’Unesco se révèle toutefois être un véritable parcours du combattant car la France n’est plus autorisée par l’Unesco qu’à déposer un seul dossier de candidature tous les deux ans.


L’inclusion à l’inventaire national peut souvent constituer une alternative intéressante à l’inscription sur l’une des listes de l’Unesco. Il en constitue de toute façon un préalable. Cet inventaire est tenu par le ministère de la culture. Il compte aujourd’hui 500 éléments.


Vous trouverez ci-après :


Article paru dans le Journal des Arts :




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