Pour que la Mairie de Paris reconnaisse la définition opérationnelle de l'antisémitisme de l'IHRA




Vice-présidente du groupe d'amitié France-Israël du Sénat, je soutiens le vœu adopté en mairie du 16e arrondissement, sur proposition du maire, Francis Szpiner, et des élus du groupe Changer Paris, relatif à la reconnaissance de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste.



Ce vœu sera défendu lors du prochain Conseil de Paris, en février, pour que la Mairie de Paris approuve la définition opérationnelle de l'antisémitisme utilisée par l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), en tant qu'instrument d'orientation utile en matière d'actions de lutte contre l'antisémitisme, de prévention, d'éducation et de formation auprès du public et des agents de la ville de Paris.


L'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA). L'IHRA est une organisation intergouvernementale, fondée en 1998 et qui regroupe gouvernements et experts dans le but de renforcer et promouvoir l'enseignement de la Shoah, la recherche et la mémoire. Elle compte 31 membres, majoritairement des Etats membres de l'Union européenne (UE) dont la France, mais aussi les Etats-Unis, Israël et le Canada.


L'IHRA a adopté le 26 mai 2016, par consensus, une définition "non contraignante", dite de travail, de l'antisémitisme. L'ensemble des membres, dont la France, a donc, de fait, donné un avis favorable à cette définition. Il semble important que la Ville de Paris s'y réfère !


Au sens strict, la définition est extrêmement courte : "L'antisémitisme est une certaine perception des juifs, pouvant s'exprimer par de la haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l'antisémitisme sont dirigées contre des individus juifs ou non-juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et contre les institutions religieuses juives."


Le document de l'IHRA se veut cependant un guide destiné à mieux identifier les incidents antisémites, dont il rappelle qu'il peut "être exprimé par le biais de discours, d'écrits, de formes visuelles et d'actions, et fait appel à des stéréotypes sinistres et des traits de caractère négatifs", et prendre la forme de théories conspirationnistes.


A l'approche du 27 janvier, date de la Journée Internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste instituée par la résolution intitulée "Mémoire de l'Holocauste" adoptée le 1er novembre 2005, par l'Assemblée générale des Nations unies, et les actes antisémites ne cessant d'augmenter à Paris, comme dans le reste du pays, cette initiative prend hélas tout son sens.


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