Points d'inquiétude liés à l'organisation du concours « Un des meilleurs ouvriers de France » (MOF)


Par le biais des questions écrites parlementaires, je viens d'attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur plusieurs points d'inquiétude liés à l'organisation du concours « Un des meilleurs ouvriers de France » (MOF).


En effet, des remontées fiables font état de classes qui ne sont toujours pas ouvertes concernant les métiers à petit flux, malgré la présence de candidats.


Par ailleurs, le comité d'organisation des expositions du travail et du concours « Un des meilleurs ouvriers de France » (COET- MOF) aurait pris la décision de fermer 33 classes et pourrait en fermer 10 supplémentaires si ces classes ne trouvaient pas d'organisations professionnelles pour appui.


J'ai donc rappelé au ministre que l'essence même du concours « Un des meilleurs ouvriers de France » est de récompenser le savoir faire d'excellence et d'assurer la promotion des métiers. Cette mission a été assurée par le COET depuis bientôt 100 ans, sans nécessité absolue d'un appui apporté par une organisation professionnelle. Il n'est donc pas compréhensible que cela soit désormais une condition suspensive à l'ouverture d'une classe. D'autant que, ne pas permettre aux candidats de concourir dans ces métiers, contribuerait à les faire disparaitre.


J'ai également regretté qu'avant la décision de fermeture des 33 métiers, ni la société nationale des meilleurs ouvriers de France (SnMOF) ni la commission des métiers d'art n'aient été consultées pour appui à l'organisation, malgré la promesse que tout serait mis en œuvre pour sauver ces métiers et trouver des solutions pour les candidats.


J'ai noté qu'en conséquence, une centaine de personnes, qui se préparent à passer le concours depuis plusieurs mois, pourraient se voir refuser le droit de concourir. À moins que la mise en place d'un processus de validation des acquis d'expérience (VAE) pour l'obtention du titre ne soit officialisée, mais elle dénaturerait le prestigieux concours et, à terme, l'excellence du titre.


Enfin, je m'interroge sur les intentions du Gouvernement lorsque le COET MOF envisage de lancer une large campagne d'adhésion à destination, entre autres, des lauréats MOF, alors même que cette mission de rassemblement des meilleurs ouvriers de France, depuis 1929, est la vocation même de la SnMOF.


J'ai donc souhaité que le ministère puisse clarifier rapidement ses intentions sur ces différents points d'inquiétude liés à l'organisation du concours « Un des meilleurs ouvriers de France ».

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