Moins de bruits à Paris ! Quoique...


La dernière étude que vient de publier BruitParif sur les effets du confinement dans la zone dense francilienne confirme qu'un silence inhabituel a envahi l’Île-de-France depuis deux semaines et notamment sa zone urbaine dense.

La diminution drastique des trafics routier, aérien et même ferroviaire, l’arrêt des chantiers et la fermeture de nombreuses activités et lieux festifs (bars, restaurants et établissements diffusant des sons amplifiés) marque une baisse sensible des émissions sonores dans la région Capitale.

Entre 6 et 9 décibels de moins le long des axes routiers, 7 décibels dans Paris intra-muros.

Cela correspond à des baisses de 75% à 87% des émissions sonores générées par la circulation routière.

Les personnes habitant près des aéroports ne subissent pratiquement plus de survols d’aéronefs du fait du très fort ralentissement de l’activité aéroportuaire. Idem le long des voies ferrées.

Au final, un paysage sonore transformé. Avec la chute de la pollution sonore en ville, le paysage sonore s’est beaucoup modifié dans la capitale. Il devient désormais possible de percevoir les sons de la nature comme les chants des oiseaux ou les bruissements des feuilles dans les arbres. Autant de sonorités qui sont habituellement difficiles à entendre car masquées par le bruit incessant de la circulation et des activités humaines.

On notera toutefois un petit pic des décibels, tous les jours, vers 20h... Et oui, même confinés, quand les Parisiens célèbrent les "héros du quotidien" (soignants, commerçants, personnels des administrations mobilisées,...), ça fait du bruit et ça s'entend !


Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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