Les lycées hôteliers victimes collatérales de la crise sanitaire


Attentive aux sujets liés à la gastronomie, aux savoir-faire et à la transmission de ces savoirs, j'ai été alertée par des proviseurs de lycées hôteliers, des graves difficultés financières que rencontrent actuellement ces établissements.


Membre du Conseil d'administration du Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et de la Restauration - Lycée Jean Drouant, à la demande du Maire Geoffroy Boulard, je mesure combien il est difficile aujourd'hui de continuer à enseigner et à accueillir élèves et étudiants dans des conditions d'apprentissage acceptables.


En effet, habituellement, pour assurer les formations coûteuses en hôtellerie-restauration, ces établissement bénéficient à la fois d’une dotation régionale, mais aussi de leurs ressources propres à travers la perception de la taxe d’apprentissage et des produits des ventes des produits confectionnés (restaurants et services hôteliers).


Hélas ces lycées sont confrontés à des chutes de revenus sans précédent, d'une part en raison de la baisse du taux de la taxe d’apprentissage perceptible par les lycées depuis la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, d'autre part du fait de l’absence de recettes issues des restaurants, hôtels et autres prestations hôtelières depuis l’obligation de fermer les restaurants, et faute d’événements dans le contexte de crise sanitaire.



Par conséquent, les moyens de fonctionnement de ces lycées ont diminué très fortement (plus de 50 % de baisse en moyenne) et la tendance va se confirmer avec la quasi disparition de la taxe d’apprentissage, compte tenu du manque d’activité des donateurs hôteliers et restaurateurs.


La seule dotation globale de fonctionnement des lycées (DGFL) ne leur permet plus de fonctionner de manière convenable. Ils auraient besoin de soutien supplémentaire à travers un abondement de la DGFL.


J'ai donc interpellé la Présidente de la région Ile-de-France pour la sensibiliser à cette question. J'espère que les lycées hôteliers pourront être entendus.