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  • Photo du rédacteurCatherine DUMAS

Le Sénat interdit (enfin) l'usage de l'écriture inclusive !


Le président de la République était à Villers-Cotterêts pour inaugurer la Cité internationale de la langue française, dans les murs du château royal où François 1er a signé en 1539 l'ordonnance imposant le français dans tous les actes administratifs du royaume, prémices de son usage comme langue officielle de notre pays.


Le soir même le Sénat a adopté la proposition de loi de ma collègue sénatrice, Pascale Gruny, que j'avais cosignée pour interdire l'écriture dite inclusive et protéger la langue française.


L’écriture inclusive a été introduite en 2017 par certains idéologues estimant que les règles de la langue française traduisent un environnement soi-disant sexiste, sous le prétexte que l’une des règles de la grammaire française veut que le masculin l'emporte sur le féminin dans les phrases au pluriel, et que certains termes, notamment des noms de métier, ne possèdent pas d'équivalent féminin.


Ceux-ci souhaitaient également introduire un pronom neutre « iels » comme cela existe dans les langues anglaise et allemande.


Il est rapidement apparu que l’application de ces nouvelles règles, notamment du point médian et des termes de type « iels » conduisaient à une écriture et à une lecture particulièrement complexes.


Dans une lettre ouverte du 7 mai 2021, l’Académie française avait d’ailleurs dénoncé la pratique de l’écriture inclusive : « un corset doctrinal (…) mutilant les respirations et la logique de la langue, particulièrement nuisible à la pratique et à l’intelligibilité de la langue française ».


Cette écriture a donc été interdite par deux circulaires :

  • une première circulaire du 21 novembre 2017 prise par le premier ministre Edouard Philippe, visant « les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française », validée par le Conseil d’Etat suite à un recours ;

  • une seconde circulaire du 5 mai 2021, prise par le ministre Jean-Michel Blanquer, visant « les actes administratifs du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports et les pratiques d’enseignement ».


Malgré l’existence de ces textes, l’idéologie prônant l’usage de l’écriture inclusive a continué de se développer, notamment dans le milieu universitaire.


Aussi, plusieurs textes ont-ils été présentés par des parlementaires afin de consacrer sur le plan législatif l’interdiction de l’écriture inclusive, et préciser son champ d’application.


J’ai cosigné celui de la sénatrice Pascale Gruny adopté hier au Sénat. Il vise à interdire l'usage de l'écriture dite inclusive, dans tous les cas où le législateur (et éventuellement le pouvoir réglementaire), exige un document en français.


Nous visons, ainsi, la sphère publique, mais également les documents privés comme les documents commerciaux, contrats de travail, accords collectifs, règlement intérieur ou encore instructions de sécurité.


Le Sénat contribue ainsi à défendre la langue française. La position défendue par le Président de la République hier à Villers-Cotterêt devrait permettre l'adoption conforme de ce texte par l'Assemblée nationale pour que la loi soit applicable au plus tôt.





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