Insécurité grandissante liée au crack dans le nord-est parisien


Face à la recrudescence des violences dans le nord-est parisien liée à l'addiction au crack, j'ai interrogé le ministre de l'Intérieur par le biais d'une question écrite.


En effet, après s'être installés sur « la colline du crack », porte de la Chapelle, puis porte d'Aubervilliers et place de la Bataille-de-Stalingrad, les consommateurs de crack, qu'on estime entre 200 et 400 personnes, ont élu domicile dans un tunnel proche de la gare RER-SNCF de Rosa-Parks, à proximité du boulevard Mac-Donald, dans le 19e arrondissement de Paris.


Ces nouvelles nuisances s'ajoutent aux trafics constatés depuis plusieurs années aux abords de la place de la Bataille-de-Stalingrad ou dans les Jardins d'Éole dans le 18e arrondissement. Les familles sont d'ailleurs contraintes de délaisser ces squares envahis par les fumeurs de crack.

Les riverains sont désemparés et inquiets face aux intrusions, cambriolages, dégradations et agressions qui se multiplient dans ces quartiers. Récemment, une rixe ultra-violente a opposé des dizaines de mineurs marocains polytoxicomanes, le long du quai de la Seine, dans le 19e arrondissement. Cette addiction au crack, notamment dans le nord-est parisien, constitue une préoccupation majeure en matière sociale, de sécurité et de santé publique.


Un protocole de mise en œuvre du plan d'actions de mobilisation coordonnée, sur la problématique du crack à Paris, 2019-2021, a été adopté à l'unanimité le 27 mai 2019. Les cinq cosignataires, la préfecture d'Île-de-France, la préfecture de Paris, la préfecture de police, la ville de Paris, l'agence régionale de santé Île-de-France et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) s'étaient entendues pour mieux coordonner et mieux mutualiser l'action menée par l'ensemble des acteurs en matière de lutte contre le crack. Les associations et les maires d'arrondissement concernés avaient également approuvé ce protocole.

Ce plan de mobilisation coordonnée sur la problématique du crack à Paris 2019-2021 est structuré autour de quatre objectifs :

  • accompagner les usagers pour réduire les risques et favoriser les parcours de soin ;

  • renforcer les capacités d'hébergement et d'espaces de repos ;

  • intervenir dans l'espace public à destination tant des usagers que des habitants ;

  • améliorer la connaissance des publics concernés. Trois millions d'euros doivent être mobilisés, chaque année, pour renforcer le maintien de l'ordre public dans ce secteur et pour aider les consommateurs de drogue à sortir du cercle infernal de l'addiction.

Mais au-delà de ce plan d'actions, qu'en est-il de la répression à l'encontre des trafiquants de drogue ? Il conviendrait de régler le problème à sa source...

Si je salue l'entrée en vigueur au 1er septembre 2020 sur tout le territoire français d'une amende forfaitaire de 200 euros pour usage de stupéfiants à l'encontre des consommateurs de produits stupéfiants, je m'interroge sur la répression du trafic illicite de stupéfiants.


J'ai donc demandé au ministre de l'Intérieur de dresser un bilan d'étape de la mise en œuvre des mesures du plan de mobilisation coordonnée, sur la problématique du crack à Paris, 2019-2021, pour lutter contre ce fléau dans le nord-est parisien.

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Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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