Il y a urgence pour les urgences médicales !


Avec une cinquantaine de sénateurs, nous venons d’adresser, à l’initiative de notre collègue Yves Boulloux, un courrier à la nouvelle Première Ministre sur la situation inquiétante des services d’urgences médicales en France.


Mon collègue élu de la Vienne site l’exemple du service des urgences du site hospitalier de Montmorillon (86), intégré au CHU du Poitiers, et qui depuis mars dernier est régulièrement fermé en raison du manque de médecins urgentistes.


Mais, cette situation est loin d’être isolée. D’autres collègues sénateurs citent des exemples similaires à Amboise ou Chinon (37), à Jonzac (17),… et le phénomène commence à toucher les grandes agglomérations !


Fin novembre, j’interrogeais déjà le gouvernement au Sénat sur les insuffisances des urgences pédiatriques, notamment à Paris, en pleine crise de Bronchiolite…

Nous avons donc souhaité alerter le nouveau gouvernement sur cette multiplication des fermetures des services d’urgences sur l’ensemble du territoire français.


Lorsque ces urgences locales sont fermées, les patients doivent contacter le 15, et souvent parcourir, dans une situation de stress parfois intense, les dizaines de kilomètres qui les séparent du CHU le plus proche, lui-même déjà saturé !


Cette crise des urgences n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été à l'origine d'une grève débutée en juin 2019, suivie d'une mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé au mois de novembre de cette même année. Elle n’a malheureusement pas été résolue par le Ségur de la santé.


Nous demandons donc au nouveau gouvernement de prendre en urgence des mesures pour garantir la permanence des soins et remédier à cette situation qui met en danger l’ensemble des habitants des territoires concernés.