Crise sanitaire du Covid-19 : les taxis parisiens pénalisés par l'arrêt de l'activité touristique



Mauvaise nouvelle pour cette profession dont l'activité est intimement liée à la fréquentation touristique de la capitale : on estime à 60 % la baisse d'activité des taxis parisiens depuis le début de la crise.


Alors qu'en temps normal un chauffeur de taxi parisien réalise environ dix à douze courses par jour, ce volume est tombé à une ou deux courses par jour pour un chauffeur travaillant en maraude. En effet, selon l'indice des taxis parisiens, 60 % de leur activité est liée au tourisme. Les chauffeurs de taxis parisiens jouent un rôle fondamental dans la chaine touristique en permettant aux visiteurs d'être transportés depuis les gares et les aéroports, depuis les hôtels vers les lieux touristiques ou de vie. La densité et la qualité du réseau de taxis parisiens constituent un véritable enjeu stratégique de compétitivité pour le secteur du tourisme à Paris. Ils sont parfois les seuls à avoir l'autorisation de prendre en charge des passagers sur la voie publique, en station à proximité des lieux touristiques ou dans les gares, répondant ainsi à la demande de mobilité des touristes.


Lourdement pénalisés par l'impact de cette crise faute d'activité touristique, les taxis ne peuvent couvrir leurs charges fixes telles que la location ou l'achat de la licence, la location ou l'achat du véhicule, l'assurance. Les seules charges variables comme le carburant ou l'entretien du véhicule représentent moins de 15 à 20 % du chiffre d'affaires. Sachant que les tarifs de cette profession sont réglementés, il n'est pas permis de modifier les prix pour répercuter ces charges fixes ou les surcoûts liés aux mesures sanitaires. Après plusieurs mois de baisse d'activité due aux grèves qu'a connu le pays fin 2019, les taxis sont aujourd'hui obligés de travailler à perte du fait des impacts de la crise sanitaire. A l'heure où cette profession entreprend une ambitieuse transition environnementale en investissant dans des véhicules verts, la baisse importante des revenus aura immanquablement des répercussions sur la capacité des chauffeurs à acheter des véhicules moins polluants.


Compte tenu de la forte dépendance du secteur du taxi à l'activité touristique, j'ai interpellé le secrétaire d'État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des Transports sur cette situation afin que les taxis parisiens soient inclus dans le plan tourisme du Gouvernement.

Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

Ma notice sur le site du Sénat

Contact Sénat :

c.dumas@senat.fr01 42 34 33 98

15 rue de Vaugirard 75291 Paris Cedex 06

Mentions légales