Conséquences néfastes des réformes engagées concernant la formation aux métiers d'art


Présidente du groupe d'études Métiers d'art du Sénat, j'ai tenu à attirer l'attention de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation sur les conséquences néfastes des réformes engagées concernant la formation aux métiers d'art.

Par le biais d'une question écrite, j'ai rappelé que dans les métiers d'art, la formation repose sur la transmission des compétences et des savoir faire, et qu'elle joue un rôle central dans la pérennité du secteur.


La réforme de la formation issue de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, suscite une mobilisation sans précédent des étudiants et des enseignants d'écoles d'art et de centres de formation, notamment en raison de la diminution drastique des heures de pratique en atelier. Ajoutons que la profession déplore, depuis cette réforme la perte de nombreuses offres de formation qualitatives relevant de la formation continue.


La voie de la formation continue entraîne, à plus ou moins long terme, la disparition des centres de formation dans les métiers d'art, et avec eux, la perte de nombreuses offres de formations qualitatives proposant l'acquisition de savoir-faire et de compétences.


J'ai donc demandé au gouvernement de reconnaître l'atelier comme lieu indispensable de formation, d'allonger le temps de formation en atelier d'art, d'impliquer les professionnels des métiers d'art et les enseignants dans la définition des référentiels de formation, d'harmoniser les partenariats entre les professionnels des métiers d'art et les acteurs de la formation, et de mettre en avant les métiers d'art dans l'orientation des jeunes afin de sauvegarder les artisans et entreprises des métiers d'art, détenteurs d'un savoir-faire unique et précieux.


J'attends la réponse de la Ministre.