Commerce extérieur et attractivité : Comment faire encore mieux rayonner la marque France ?



Le dernier déjeuner de travail du Club de la Table Française recevait Franck Riester, ministre délégué en charge du commerce extérieur et de l’attractivité.


Devant les parlementaires et les professionnels du secteur, réunis dans les salons du restaurant d’application de la prestigieuse école française de gastronomie, Ferrandi-Paris, le ministre est revenu sur les difficultés pour la France de construire une balance commerciale excédentaire. Depuis plus de vingt ans, nous importons beaucoup plus que ce que nous exportons. En 2021, le déficit de la balance commerciale s’est élevé à 84,7 milliards d’euros.


Mais, il a surtout insisté sur l'importance du secteur gastronomie et agroalimentaire français à l'exportation en regrettant d’ailleurs l’épisode malheureux des droits de douane américains supplémentaires de 25%, décidés en marge du contentieux aéronautique Boeing/Airbus et qui avaient considérablement impacté le secteur des vins et spiritueux pendant un an et demi.


En présence de Guillaume Gomez, ex-chef des cuisines de l’Elysée et nouveau représentant personnel du président de la République pour la gastronomie française, le ministre a également décliné l’investissement de 250 millions d'euros mobilisés pour développer des outils à l'export avec notamment plusieurs mesures fortes : une plateforme numérique d'information, les chèques Relance export destinés à prendre en charge jusqu'à 50% des coûts de prospection à l'international (2800 ont déjà été utilisés), des financements, comme l'augmentation des budgets consacrés à garantir les assurances crédit à l'export ou les fonds de soutien des entreprises à l'international, ou encore la mise en place de mesures miroirs pour que nos exigences en production française soient également respectées par les produits importés...


Au travers de ses agriculteurs et de ses entreprises agro-alimentaires, la France dispose de tous les atouts nécessaires et suffisants pour conquérir de nouveaux marchés à l’export, générateurs de croissance et d’emploi. Il faut donc encore mieux promouvoir l’excellence des savoir-faire français et l’attractivité de nos produits et de nos territoires.


Notre gastronomie est un atout pour notre rayonnement partout dans le monde et un vecteur important d'exportation mais également d’attractivité touristique.


Il y a une dynamique dans le secteur des exportations, notamment dans les TPE-PME. On comptait 128 000 exportateurs en 2020, il y en a 136 000 en 2021. Malgré la crise, nombre d’entrepreneurs ont donc osé l’international et ont pris le chemin de l’export. C’est une bonne tendance qu’il faut poursuivre et encourager, notamment sur nos points forts comme la gastronomie et l’agroalimentaire. Dans ces secteurs le chiffre d’affaires à l’export progresse de 5.4 milliards par rapport à 2019 et même 13.9 milliards par rapport à 2020, année de crise internationale, et la balance sectorielle est positive de 8.2 milliards d’euros.


Sur la partie gastronomie, il faut noter qu’un visiteur étranger qui vient passer des vacances en France, achète des spécialités gastronomiques ou fréquente nos bonnes tables, contribue par ses dépenses à la performance de notre balance commerciale. Idem, lorsque nos grandes écoles de formation signent un accord de partenariat pour la formation de jeunes étrangers, comme l’école Ferrandi vient de le faire avec l’Arabie Saoudite.


Le redressement de notre balance commerciale participera non seulement du redressement de notre économie et du rétablissement de nos comptes, mais également de la restauration de l’influence française en Europe et dans le monde.


Au national comme à l’international, il nous faut donc « encore plus » satisfaire à l’envie de France !