Assurance emprunteur : pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent


Le Sénat a eu à cœur de replacer l’humain au centre du dispositif, et d’en finir avec la logique comptable qui réduit trop souvent les personnes à leur maladie.


Le compromis trouvé entre sénateurs et députés sur ce texte conserve en effet l’essentiel des avancées inédites adoptées par le Sénat, notamment au bénéfice des personnes malades ou l’ayant été.


Principales avancées

  • le questionnaire médical, qui empêche bien souvent les anciens patients de se lancer dans un nouveau projet de vie, est supprimé pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 euros ;

  • le délai du droit à l’oubli pour les pathologies cancéreuses et l’hépatite C est réduit de dix à cinq ans. Le Sénat a fait adopter cette disposition contre l’avis Gouvernement ;

  • le Sénat a proposé que les pathologies chroniques ne soient plus un obstacle pour accéder à la propriété. Par ailleurs, le compromis trouvé exige du Gouvernement de prendre des mesures en la matière d’ici le 31 juillet 2022, dans l’hypothèse où les négociations au sein de la convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) s’avèreraient insuffisantes.

Par ailleurs, le compromis consacre un droit de résiliation à tout moment des contrats d’assurance emprunteur. Les obligations d’information des assurés sur leur droit à résiliation sont significativement renforcées, conformément à la volonté du Sénat : les assureurs devront ainsi les informer chaque année de l’existence de ce droit et de ses modalités de mise en œuvre.


Lien vers l’essentiel : https://www.senat.fr/lessentiel/ppl21-225.pdf

4 vues