Aménagements de la circulation à Paris : thrombose et précipitation !


Durant l'été, des aménagements provisoires de circulation ont été mis en place à Paris.


Ils ont été élaborés, en raison de l'épidémie de Covid-19, pour contribuer à diversifier les modes de transport dans la capitale, en privilégiant des modes de déplacements alternatifs avec distanciation physique.


Ainsi, certaines artères, comme la rue de Rivoli, sont aujourd'hui fermées à la circulation des véhicules à moteur pour être uniquement réservées aux vélos, piétons et mobilités douces (avec toutefois une autorisation pour les véhicules autorisés et les riverains).


Si je peux reconnaître l'intention louable d'éviter une affluence dans les transports en commun, incompatible avec les règles de distanciation, ou un recours trop massif à l'usage de la voiture individuelle, qui entraînerait une thrombose du système routier à Paris et aux alentours, je m'interroge sur la concertation préalable à ces aménagements.


Les autorités de police, de pompiers et de protection civile ont-elles été interrogées ?

En effet, sur certaines portions, la voie habituellement réservée aux bus et aux taxis devient une voie mixte dédiée aux bus, taxis, livraisons, commerçants, artisans, personnels soignants, véhicules de secours, personnes handicapées et riverains...avec l'encombrement de la circulation que cela implique aux heures de pointe. Je m'interroge donc sur l'existence préalable d'une étude d'impact, pourtant indispensable, pour analyser les blocages et reports de circulation inhérents à ces nouveaux aménagements.


Outre les problèmes de circulation à venir, et que l'on observe déjà, je m'inquiète également de la dangerosité observée sur certaines artères (voir la photo d'illustration), comme la rue de Vaugirard, où le stationnement pour des personnes handicapées se retrouve désormais en pleine voie centrale, entre une voie cycliste bidirectionnelle et une voie unique où circulent bus, taxis, camions, motos, véhicules particuliers. Quel danger !


Enfin, ce qui nous est présenté comme une installation "temporaire", va vraisemblablement perdurer, au moins le temps de la pandémie.


Il est donc nécessaire que ces aménagements soient validés en concertation avec les maires d'arrondissement et toutes les autorités compétentes, en premier lieu la préfecture de police.

J'ai donc interrogé le ministre de l'Intérieur par une question écrite en lui demandant la conformation que les autorités de police, pompiers, secours et protection civile ont bien été consultées lors de la mise en place de ces aménagements.

Catherine DUMAS

Sénatrice de Paris

Conseillère de Paris - élue du 17e

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